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Mohamed, webmaster de Loverif.com

Conte

›1

sujetdurif

De : Tamzgha

206 envois

Accro
» Posté par sujetdurif le : 09/01/2011 22:15
Bien le bonjour,

Un conte rifain que je partage avec vous, plus vrai que jamais les champs de culture sont la Terre des esprits invisibles!!!!!

Le champs des djinns:
Il était une fois un pauvre paysan du Rif. Il vivait dans une petite maison de pierres sèches, avec sa femme et son fils. Il assurait péniblement sa subsistance en cultivant de maigres terres. Il avait juste assez de ressources pour manger une fois par jour.
Malgré tout, il était heureux.

Cependant, tous les jours il passait devant une étendue inculte, qu’on appelait le champ des Djinns. Personne n’osait s’en approcher. En effet, les Djinns ont mauvaise réputation. Tous les jours, il se disait : « si je cultivais ce champ, je récolterais beaucoup de blé, que je pourrais vendre, ensuite je pourrais acheter une belle maison, des vêtements pour ma femme, mon fils mangerait à sa faim… »

Un beau jour, il n’y tient plus. Il pose le pied dans le champ et décide d’en enlever les pierres. Au moment où il se penche pour saisir la première pierre, une voix tonitruante se fait entendre : « Qu’est-ce que tu fais là ? » « je vou-vou-voudrais cultiver ce champ », répond-il en tremblant. « Attends, je vais t’aider ». Un djinn apparaît : il est petit, bossu, la peau verte, les oreilles pointues, les canines aigues, plein de verrues sur les oreilles et le nez…

A deux, ils enlèvent les pierres toute la journée. Le lendemain, deux Djinns l’assistent dans son travail. Le lendemain, quatre. Le lendemain, huit. Le lendemain, seize.
A ce train là, le travail avance bien. Le champ est bientôt retourné, semé. Entouré d’une foule de Djinns, le paysan travaille dur.
Sa femme, cependant, est inquiète. Les Djinns, lui dit-elle, sont dangereux. Cette aventure finira mal. « Mais non, Femme, fais-moi confiance, je sais ce que je fais… ». L’épouse n’ose plus rien dire, tant son mari est irrité.
Le blé pousse. Tous les jours, l’homme va regarder sa future moisson. A la fin, il se lasse : il n’y a rien à faire qu’attendre que le grain mûrisse.
Il se dit qu’il serait mieux dans son lit. Il appelle son fils, lui confie la tâche de surveiller le champ.
Mais le fils est très jeune. Il aime jouer. De plus, il est gourmand…il n’y a pas beaucoup de friandises à la maison. Son grand bonheur, ce serait de savourer un grain de blé vert. Alors qu’il le porte à sa bouche, il entend un chahut énorme : les Djinns sont là, qui le regardent. « Qu’est-ce que tu fais là ? » « Je croque un gain de blé vert, c’est si bon ... » « Attends, je vais t’aider ! » répondent en cœur tous les Djinns. Et ils mangent le blé. Bientôt, le champ est dévasté…il ne reste plus un épi intact. Le gamin n’ose pas rentrer à la maison. Que dira son père ?

La mère s’inquiète : le soleil est couché et le garçon n’est toujours pas rentré. A la fin, le père accepte d’aller le chercher. Arrivé près du champ, il découvre la catastrophe. Plus de blé, plus de récolte, plus de richesse, plus rien…tous ses rêves s’évanouissent. Son fils ? Il est là, caché dans un petit trou.
Il finit par l’attraper , il lui colle une raclée.
La terrible voix se fait entendre : « Qu’est-ce que tu fais là ? Attends, je vais t’aider » Et tous les Djinns donnent une fessée au gamin, qui bientôt est couvert de bleus.

Comme ils tardent à rentrer, la maman a pris à son tour le chemin du champ. Là, horreur, elle découvre son mari et son fils, dans un bien triste état. Et le champ ravagé ! Désespérée, elle s’arrache les cheveux. « Qu’est-ce que tu fais là ? Attends, je vais t’aider ! » Et des millions de Djinns lui arrachent les cheveux. Bientôt elle est chauve.
Accablés par le malheur, le père, le fils et la maman se mettent à pleurer. Et un milliard de Djinns en font autant. Si bien que le champ se remplit de leurs larmes et devient un lac.
Vous qui passez par cette région lointaine, si vos pas vous portent vers le lac, là bas, entre les montagnes, dites-vous que les Djinns ne sont pas loin. Souvenez-vous du pauvre paysan, passez votre chemin.....

Re: Conte

›2

tifawine

De : Auvergne

186 envois

Accro
» Posté par tifawine le : 10/01/2011 10:59
tres tres belle histoire !! de bonnes leçons a en tirer..
a mediter..

Re: Conte

›3

rach07

De : France

364 envois

Débutant
» Posté par rach07 le : 10/01/2011 21:16
franchement c 'est une tres belle morale, si t en a d autre, te gene pas a nous les raconter

Re: Conte

›4

sujetdurif

De : Tamzgha

206 envois

Accro
» Posté par sujetdurif le : 11/01/2011 20:00
Bonjour a tous,

Pour les amateurs et amatrices de contes, j'invite vos yeux et votre esprit curieux à lire cette histoire.
J' espère que vous prendriez autant plaisir que moi dans votre lecture.
Elle est extrêmement longue mais ô combien intéressante, alors menez vous d'un peu de courage pour aller jusqu'au bout...

Dans un lointain village de Djbella, vivait un enfant, son père cultivait la terre, sa mère travaillait la laine et elle s’occupait des maigres moutons, entretenus avec des herbes desséchées par les longues années de sécheresse. Une vie modeste, un habitat fait de terre couvert de roseaux tissés par les mains habiles du père. Dans une djellaba usée, décolorée par les lavages répétitifs à la main, par les centaines de coup pour en dégager la crasse, Anir grandit…. un morceau de pain, garni de huile d’olive à la main, lui coulait jusqu’au coude.

Du haut de sa colline il admirait l’horizon infini, la beauté des montagnes qui valsaient, taguaient, pour venir mourir harmonieusement aux pieds des doux nuages. Un soleil doré, teintait d’or et d’argent de lointaines contrées, inconnues pour Anir, ces pays où l’on disait que la terre n’était que sable, où il ne pleuvait jamais, « foutaises ! » se disait-il, lui qui n’avait connu que cette crête, que ces sillons, qui lui sont devenus familiers, cette neige, qui l’enfermait pour des jours entiers, et qu’il redoutait plus que tout ; ce mont, qui pourtant lui tenait tant à cœur.

Anir, croyait que chacun avait son mont, et que chacun, demeurait en son sein, et à jamais! « Je veillerai sur mon mont, se disait il, il est à moi, à mes parents, et bien avant à mes grands parents », il jeta un regard triste sur les tombes de ses grands-parents, puis s’en suivi d’un sourire fier « Ils sont morts en défendant leur mont » lui disait sa mère. Anir ignorait, l’histoire de ces ancêtres, ignorait, la grandeur de son peuple, mais aimait plus que tout au monde, son mont !

Un beau jour, alors qu’Anir, revenait d’un lointain ravin, là où il avait conduit ses bêtes. Une silhouette étrangère se tenait au prés de sa mère, à la porte de la maison. Une silhouette mince, « bizarrement habillée », se disait il. Plus proche, il reconnu, un jeune homme, habillé d’une tenue nouvelle, pas du tout en djellaba, comme il avait toujours connu. Un pantalon, bien repassé, et une chemise de couleur bleu claire, qui laissait sentir une odeur de printemps. « C’est ton oncle, Reda, qui vient nous rendre visite, il habite en ville ! », lui dit sa mère, Anir s’empressa de le saluer respectueusement, en lui baisant la main. Après un déjeuner familial, l’oncle aborda un sujet, d’une grande importance, il comptait emmener Anir en ville afin de lui permettre de suivre des études. Les parents, bien que conscients de cette chance offerte, eurent quelques hésitations, puis cédèrent. Anir, radieux pris les quelques vêtements qu’il possédait. Mais son oncle, l’en dissuada « Laisse ceux-là, ils ne te serviront plus ! Je t’en achèterai de nouveaux ! ». Anir, tout souriant, courrait pour suivre son oncle.

A l’approche de la ville, Anir, pris de stupeur tel un agnelet affolé, se blotti à son oncle, des bruits de tout part, des dizaines, des centaines de personnes, allaient, venaient, sans se regarder, sans se saluer, tel une fourmilière. Anir, restait bouche bée, empoignait de plus en plus fort la main de son oncle.

Arrivé à la maison, et salué par la gentille femme de son oncle, Anir, rougeâtre, rétorqua par des sons à peine audibles, dominait par la timidité !! Elle continuait à lui parler avec douceur, en vain, Anir se rendit compte qu’il ne comprenait pas un traître mot de ce qu’elle disait ! « C’est une étrangère, qu’à épouser mon oncle ? » se demandait-il ! « Laisse-le, il ne parle pas arabe » repris l’oncle. Anir, les yeux écarquillés, voila que son oncle parle ce même langage qui lui est si étranger !

Le lendemain, l’oncle acheta des vêtements neufs pour Anir, ils étaient resplendissants! Colorés et plus légers que sa vieille crasseuse djellaba. Anir, était aux anges.

Lavé, habillé, son oncle le pris par la main, et l’emmena l’inscrire à l’école. « Une grande cour, plusieurs salles, et tellement d’enfants » songeait Anir. Les formalités achevaient, Anir était devenu un élève de cette école, il en était tout fier. On le conduit dans une classe. La maîtresse, lui indiqua une place, et bien qu’il ne maîtrise toujours pas cette langue, il comprit qu’il fallait s’asseoir comme tous les autres !

A la récréation, certains élèves vinrent le rejoindre, ils lui adressèrent la parole, il n’en comprenait pas un mot et répondit en amazigh !! « Khalli dak djballi », dis l’un d’eux, puis s’en allèrent avec beaucoup de mépris, pour cet être, chétif, et muet.

Pour la première fois de sa vie, Anir, se senti différent, rejeté, avili par cette langue qui lui manquait, et abaissé par ces montagnes qui l’on rendu ignorant. Pour la première fois, il regarda avec mépris, ces mêmes montagnes, qu’hier, il disait magiques, il vit en son mont, une grotte vile, lui, qui, hier, ne jurait que par elle. Aussitôt qu’on lui adressait la parole, il aurait souhaité que la terre s’ouvre pour l’engloutir. A son mutisme, répondait le mépris, et l’isolement dans la cour. Il était différent ! Il était étranger !

Anir prit sur lui, et se mit à l’apprentissage de l’arabe, une année écoulait, il en devient familier. Il se fit de nouveaux amis, bientôt il ne parlera plus que cette nouvelle langue. Son salut ne viendra que par elle, celle, qui lui avait permis d’apprendre à lire, à écrire, à être tout simplement. Cinq années plus tard il n’avait toujours pas revu ses parents.
Bientôt la fête du Sacrifice, l’occasion est belle…. son oncle lui proposa de le raccompagner à son village.......

Re: Conte

›5

sujetdurif

De : Tamzgha

206 envois

Accro
» Posté par sujetdurif le : 11/01/2011 20:01
Anir arrive, quel bonheur ! » Sa mère, toute en larmes, regardait ce beau jeune homme, qu’il est advenu ?,. Elle le prit dans ses bras. Anir, regardait cette femme, vieille, les mains abimés par les rudes taches, le visage sillonné par la dureté des années, les habits négligés, « Heureusement que mes amis ne l’ont pas vue » se disait il.

Il rentra, dans cette cabane, où l’on ne pouvait s’adosser sans salir sa chemise, il refusa de s’accoter préférant un siège. Sur la petite table une assiette de l’huile d’olive y est déposée, Anir, la regarda d’un air méprisant. Sa mère, d’un ton doux, le convia à manger. « Je n’en mange pas ! ». Elle sourit et se précipita, pour lui préparer une omelette, Anir, n’en voulu pas pour autant ! La mère, envahit par la tristesse observa silence, se contenant de regardait non sans gêne son fils, de peur de le blesser….
Anir , s’en alla vers la crête où il avait pour coutume de rester des heures !! Il regarda, ces ravins, ces montagnes, ces rivières desséchées, puis se rappela des tombes. Il les observait avec une totale indifférence, « Pauvres de vous, se disait il, vous êtes morts pour un bout de roche, et vous y êtes enterrés » Il reparti joindre son oncle. Anir resta quelques jours, puis repris le chemin de la ville. Sa mère, effondrée, le regardait, s’éloigner, « Que -t’es-t-il arrivé mon fils ? ». Anir, sans se retourner, pressa le pas, pour s’éloigner de ses rochers de peur qu’une main mystérieuse ne l’y retienne pour toujours. Arrivé en ville Anir repris ses études et coula dans cette vie, dans cette routine de la ville.

Un beau jour au cours d’un match de football, il se disputa avec un de ses camarades,
Anir l’entendit l’injurier d’ « Amazigh », de moins que rien, de montagnard, de sauvage et d’ignorant. Au soir, bien plus profond que les coups pris lors de la dispute, les injures résonnaient dans sa tête, et une seule question revenait : « Pourquoi l’insultait-t-il d’Amazigh, de sauvage, de montagnard ? ». Lui qui parlait si bien l’arabe, lui qui avait rejeté ses montagnes, ses ancêtres et même sa famille, pour cette langue.

Anir s’endormit, il se vit au beau milieu d’une tempête, il est aveuglé par le noir obscur, un froid glacial le gelait, il marchait égaré, puis soudain une voix stridente, celle d’un oracle, résonnait, répétant inlassablement les injures, ces mêmes insultes, qui renvoyées par l’écho, l’assourdissaient !! La colère le gagne, il s’accroupit, fermant les yeux bouchant les oreilles.
La proximité de l’aube n’est pas bien loin, un vent frais se lève, dissipa cette obscurité opaque et en chassa le brouillard. La lueur du jour accentue sa présence laissant apparaître un paysage pittoresque .des montagnes, des rivières, des forets, des déserts,
Anir se lève, marchait, marchait, se traînait, se buttait contre les arbres, se roulait sur le sable, Une seule question, lui nouait la gorge mêlée aux sanglots : Pourquoi suis je né Amazigh ? Ne suis-je pas assez arabe pour eux ? Suis-je l’un ou l’autre ? Qui suis-je ? Une voix s’éleva, d’une majesté absolue, elle résonnait de partout: « Je suis la terre, ta mère, celle dont tu as été crée, celle qui t’a porté, celle qui t’a nourrit et t’as vu grandir, et celle qui t’accueillera en son sein après ta mort. J’ai existé depuis la nuit des temps, avant que naisse la lumière, avant que ne soit l’eau, et bien avant l’homme. Ton peuple, Anir, a foulé mes contrées, parcouru mes déserts et asservi mes montagnes !! Il m’a défendu et m’a irrigué de son sang. Ton peuple Anir, s’il devait être édifié à la taille de leur courage, n’aurait trouvé assez de place sur toutes ces terres pour un seul de ses hommes et de ses femmes. S’il devait être édifié en montagnes, il cacherait le soleil, pour la moitie de l’univers, s’il devait être étendu en rivières ils engloutiraient toutes les cités. Ton peuple est un peuple de géants, incarnés en véritables hommes. Ton peuple, n’a d’égal que leur courage, leur honnêteté, et leur bonté ! Ton peuple est un grand peuple, sois en fier. Amazigh tu es, et amazigh tu resteras. C’est écrit au sein des étoiles, et gravés par les sillions des torrents, et tel fut écrit et tel sera ».

Anir, continua à marcher. Puis une seconde voix résonna, aussi majestueuse que la première : « Je suis la montagne, celle qui t’as vu naître, celle qui a abrité ton peuple depuis la nuit des temps. Ton peuple, Anir, m’a défendu de toute son âme, hommes et femmes, ont fait ruisseler mes fossés de leur sang. Ton peuple Anir, de ses mains, a creusé les plus durs de mes rochers, pour cultiver la vie. Ton peuple est fier. Amazigh tu es, Amazigh tu resteras. »

Anir fatigué, s’effondra sur le sable chaud. « Je suis le désert, je cultive la mort, et irrigue de soif. Je suis un souffle de l’enfer, et une terre maudite. Mais ton peuple Anir, m’a traversé de long en large, à braver mes tempêtes de sables, ma chaleur infernale, et a extrait l’eau de mes entrailles. Ton peuple est brave et fier. Amazigh tu es, et amazigh tu resteras. »

Anir se releva, le soleil allait se coucher, un vent froid, aux couleurs du crépuscule le surprit, Il jeta un œil au ciel bientôt déchiré par des éclairs qui s’abattaient sur un lointain horizon. « Je suis le Temps, entendit-il, J’existe depuis le commencement. Bien avant l’univers, et bien avant les quatre éléments. J’ai connu ton peuple, qui m’a défié, et tout au long des millénaires ont su résister, jusqu’à aujourd’hui. Ils ont su restés eux même des nobles hommes. Sois en fier. Amazigh tu es, et amazigh tu resteras »

Toutes ces voix se levèrent, répétant inlassablement et de plus en plus fort : « Amazigh tu es, amazigh tu resteras, Amazigh tu es, Amazigh tu resteras.. »

Re: Conte

›6

sujetdurif

De : Tamzgha

206 envois

Accro
» Posté par sujetdurif le : 11/01/2011 20:03
Anir se boucha les oreilles, Il ne pouvait se débarrasser de ce bruit!! Cette voix est la tout proche de lui…. Il sursauta, se lève de son lit, apeuré, puis soulagé il venait de réaliser que ce n’était qu’un rêve. Il se réveilla, mais durant toute la journée ce rêve le hanta !

« Que peut bien signifier, Amazigh, dont ils ne cessent de me parler ? » Il se promit de chercher et d’en savoir plus. De ligne en ligne de livre en livre, Anir découvrait cet Amazigh. Cette civilisation millénaire avait pris racine dans l’Afrique, berceau de l’humanité, Ce peuple Amazigh avait combattu et résisté aux plus grands empires. Il découvrit que sans l’Amazigh, son pays n’aurait pu exister, que la richesse de sa culture était plus étendue que son mont. Que sa langue maternelle était le symbole de sa Nation. Amazigh, cet homme libre qu’il était devenu ! Amazigh, ne cessait il de se répéter !! La fierté scintillait dans ses yeux ! Anir venait de se libérer, il était devenu un homme libre, libre, il était devenu un Amazigh.

En marchant vers le marché, il croisa son ancien camarade de, toujours avec le même regard méprisant !! Celui-ci lui lança : « Affyenn a Djbelli » non sans remarquer le changement dans le regard droit et fier qu’arborait ses yeux ! Anir rétorqua « Goul Amazigh, walakin nta bzaf 3lik, Amazigh bzaf 3lik », il le bouscula et passa son chemin. Son futur-ex camarade, restait ébahit e, et ne sachant que répondre demeura statufié.

En revenant vers la maison, Anir aperçu à l’horizon, sa montagne, un sentiment de nostalgie le parcourut, et courra ramasser ses affaires. Anir grimpait sa montagne, jamais elle n’avait été aussi belle à ses yeux, jamais elle n’avait été synonyme de liberté, jamais elle ne l’avait tant attiré. A la vue de sa mère, elle se souvint de ce qu’il avait lu dans un des ouvrages : Les femmes amazighes, tel un livre sacré avait sauvegardé l’identité amazighe. Elles l’avaient notée dans leur cœur, et dans leur corps ! Elles l’avaient chantée au soleil, apprise à la lune, et l’avaient dansée autour d’un feu d’été comme d’hiver !., Anir l’amazigh le devait à cette femme.sa mère, Il courut, et avec un mélange de sanglots et de paroles, il la remercia, lui prouvant son amour, lui demandant de le pardonner de ne plus jamais le laisser s’éloigner d’elle. Elle de tristesse heureuse, partageait ses pleurs, larmes de joie, de retrouver son fils, ce bout d’elle-même qui incarnait son espoir et sa continuité. Anir, se retourna, puis suivi de sa mère, s’en alla vers le mont. Il s’approcha des tombes, et sans dire un mot, il leur marqua le plus grand des respects et leur voua la plus profonde des admirations. Enfin, il se rapprocha du bord, il prit une poignée de terre et la serra fort, admira l’étendue des montagnes, majestueuses, prolongea son regard vers la terre dite des sables !! Il se dit « Amazigh je suis et Amazigh je resterai !! Merci à vous, quand à toi Temps, je suis là et je te défierai tels mes ancêtres, et demain te défiera ma descendance Amazigh. Amazigh je suis et Amazigh je resterai. »:..

Fin

Re: Conte

›7

tifawine

De : Auvergne

186 envois

Accro
» Posté par tifawine le : 11/01/2011 21:33
malheureusement beaucoup de rifains renie leurs origine, des qu ils partent en ville etudier ils "s'arabisent" et ont honte d'etre amazigh ...
je trouve cela desolant !!

l histoire de Anir est tres belle parce qu'elle finit bien, j espere qu elle finira bien pour beaucoup d'imazighen qui oublient d' où ils viennent

Re: Conte

›8

Bestrifia

De : Mystère

43 envois

Régulier
» Posté par Bestrifia le : 19/01/2011 13:32
Merci ce fut une très belle hsitoire ponctuée d'une importante morale
C'est vrai que nous habitons en Europe nous y sommes bien mais beacoup d'entre nous oublie d'ou ils viennent vraiment !!
Son futur on peut l'aménager mais son passé on ne peut pas le changer !!!
Ce qui revient à dire que de nationalité on peut en changer mais ses origines on ne peut pas y toucher !!

Re: Conte

›9

sujetdurif

De : Tamzgha

206 envois

Accro
» Posté par sujetdurif le : 07/02/2011 00:05
Un conte africain sur le secret du bonheur :

Un enfant demande à son père:

- Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?
Alors le père demande à son fils de le suivre. Ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied. Et les gens du village de dire:
- Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.

Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l'âne et lui marchant à côté. Les gens du village dirent alors:
- Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison. Les villageois commentèrent en disant:
- Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi!
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l'âne trottinant derrière eux. Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire:
- Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C'est le monde à l'envers !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Arrivés à la maison, le père dit à son fils:
- Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur.
Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire.
Fais ce qui te plaît et tu seras heureux.

Re: Conte

›10

tifawine

De : Auvergne

186 envois

Accro
» Posté par tifawine le : 16/02/2011 21:51
belle conclusion
c'est vrai que le bonheur est relatif, certains voient le bonheur la ou les gens ne vois rien ...
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