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Mohamed, webmaster de Loverif.com

Contes rifains

›1

R-angel

De : Al hoceima

25 envois

Aspirant
» Posté par R-angel le : 31/05/2011 19:33
Salam aythma irifiennes je suis nouveau ici j'espére inch lah que ce site soit un lieu de rencontre pour tous les rifs du monde :)

mon premier sujet ça concerne les contes qui nous racontaient nous grand mères qu'ont été encors enfants :)

Tanfust n weyrad d wuccen d wecâeb
Le récit du lion, du chacal et du renard en tamazight n'Arif, ainsi que sa traduction. Tanfust n weyrad d wuccen d wecâeb

Ayrad/Izem d wuccen d wecâeb fghen ad imaren. Tfen dd tigheydett n wezghar, d uyarzîz d muka/twuct. Usin dd ad aregûhên; iwdên dd ghar ict n tesrighwa, yenna s weyrad: 'Wi gha yebdân zzay wem?'
Yenna s wuccen 'D necc i gha yebdân.'
Yenna s weyrad/Izem 'Sentta di Bettû.'
Yessentta wuccen ibettâ. Yenna s: 'Tigheydett n wezghar i nec, muka/twuct i wecâeb, cek, a âemmi ayrad/Izem, ad teysid ayarzîz.'
Yekkar weyrad yeks as azedjif i wuccen yuyr it ghar tesrighwa.
Yenna s weyrad i wecâeb: 'Bdâ, a yacâeb.'
Yenna s wecâeb: 'A âemmi yayrad/Izem, muka/twuct ad zzay s tareyqêd; ayarzîz ad zzay s temmucerwed; tigheydett n wezghar ad zzay s temmuneswed.'
Yenna s weyrad/Izem: 'Wi c yesremden bettû ya, a âemmi yacâeb.'
Yenna s: 'Isremd ay it uzedjif in n wuccen yuyren ghar tesrighwa!'

Traduction:

Le récit du lion, du chacal et du renard

Un lion, un chacal et un renard reviennent de la chasse ensemble. Ils y ont attrappé une gazelle, un lièvre et une chouette. En direction de la maison; ils arrivèrent à hauteur d'un cacaoyer, puis le lion demanda: "lequel d'entre vous fera le partage (de la chasse)?"
"C'est moi qui le ferai", répondit le chacal.
"Vas-y commence le partage", rétorqua le lion.
Le chacal commenca donc le partage. Il dit: "la gazelle est pour moi, la chouette est pour le renard, et toi, 'monsieur' le lion, tu auras le lièvre".
Le lion coupa aussitôt la tête du chacal et la pendit au cacaoyer.
Puis il se retourna vers le renard et lui dit: "commence, le renard".
Le renard lui répondit: "'monsieur' le lion, la chouette sera pour ton petit-déjeuner; le lièvre sera pour ton déjeuner; et enfin, la gazelle sera pour ton dîner".
"Qui t'a donc appris à si bien partager, 'monsieur' le renard?", demanda le lion.
"C'est la tète du chacal, pendue au cacaoyer, qui me l'a apprit", répondit le renard.

Re: Contes rifains

›2

R-angel

De : Al hoceima

25 envois

Aspirant
» Posté par R-angel le : 31/05/2011 19:35
Uccen d yinsi
Le chacal et le hérisson en tamazight n'Arif. Uccen d yinsi

Uccen d yinsi udfen deg ij n tebhirt.
Uccen icca attas, al ami war izmir ad ifey.
Insi ittett ittqellab.
Itet cwayd itteffey zeg ij n imejra.

Ixezzar ma ad t issufey nig lla.
Inna as yinsi i wuccen: sni3mil axmi temmuted.
bab n tebhirt ad cek yendar yar barra!
Amenni ig igga wuccen.
Bab n tebhirt indar it awarni wefray.

Uccen immelqa ag yinsi ij n umur nniden.
Ufin ij n tesraft.
Insi idra di tesraft nni.
Iqqim itt3emmar deg ij n teqfift.
Uccen ijebbed xas.
Insi ixs ad yeffey zi tesraft.
Uccen yugi ad t id ijbed.
Inna as yinsi: sekk ayi dd taqfift!

Xsey ad dayes ggey cway
n ibawen i tarwa inu!
Issek as wuccen taqfift.
Igga dayis yinsi cway n ibawen.
Inna as i wuccen "jbed!

Uccen ijbed taqfift.
Iruh yar tarwa m yinsi.
Nnan as: ''mani tejjid babatney?
Inna asen: babatwen semhey dayis di tasraft!
Insi isal inez dd zi teqfift!
Tuya t innuffar dayes!
Inna as: ''war snexla3 tarwa inu!
Uccen immut zi tfeqqe3t.
Tuya yexs ad tt ixelf zeg yinsi, umi tuya t ijja di tebhirt.
Ttyil as aqa yejji t di tesraft.

Re: Contes rifains

›3

R-angel

De : Al hoceima

25 envois

Aspirant
» Posté par R-angel le : 31/05/2011 19:38
Une célèbre légende du Rif: Le Héros fils de Héros

On raconte qu'il était un roi qui n'avait qu'un seul fils qu'il nourrissait avec soin, il avait recommandé à sa serveuse:
-Donne_lui ce qu'il veut ne refuse rien!
La serveuse se leva un jour, laissa le père partir au marché, puis elle donna au fils son copieux comme il faut.
L'enfant lui dit:
-Pourquoi as-tu modifié ma nourriture aujourd'hui? Elle lui répondit:
-Nous sommes comme le monde (qui change d'aspect)! L'enfant se leva, refusa de manger et se rendit au marché, le père

(l'apercevant) vint vers son fils qu'il trouva fâché, il lui demanda Qu'as-tu, mon fils, pourquoi es-tu fâché? L'enfant lui

répondit:
-Moi ô mon père, je ne puis rester toujours à la maison où je suis comme en prison! Le père lui dit:
-Mon fils, lorsque tu étais petit j'ai pris Soin de toi, maintenant si tu es assez fort pour sortir dehors, sors il sortit,

son père lui dit:
-Choisis parmi les chevaux!
- Mon père! lui dit l'enfant, tu ne me donneras pas d'autre cheval que celui qui est né en même temps que moi!
-Non, mon fils, lui réponditson père, le cheval qui est né en même temps que toi mord les gens! L'enfant répliqua :
-Moi je cherche précisément un cheval qui morde les gens!
-Personne ne pourra te le seller, lui dit son père.
- Donne-le moi, dit l'enfant, je le sellerai moi-même! Le père lui donna le cheval; l'enfant prit la selle, lorsqu'il se

dirigea vers l'écurie le cheval se mit à hennir; l'enfant le sella et sortit avec lui hors de la ville, là il se mit à jouer

à la pelote avec les enfants de âge. Il bouscula une vieille femme qui portait un plateau en alfa tressé, elle lui dit:
-Comment Mohamed! tu bouscules une pauvre femme!
11 dépassait ses partenaires en force et se montra meilleur joueur qu'eux. La vieille femme leur dit « Combien me

donnerez-vous pour que je vous en dé barrasse?- Nous te donnerons cent douros si tu le renvoies!- Elle leur

réponditites-lui de venir demain jouer avec vous! Les joueurs envoyèrent dire au fils du roi, de revenir; il vint jouer

avec eux, la veille femme vint elle aussi, elle s'assit au même endroit que la veille. Les enfants se mirent à jouer, il joua

lui aussi et leur enleva la pelote; il passa près de la vieille femme, celle-ci lui dit: « Ah! Serait-ce vrai que ton père

t'a enlevé Haddzin? Lorsqu'elle lui eut dit ces paroles, il s'en alla chez lui, s'assit et refusa de manger et de boire, il

était fâché, son père lui dit: «Qu'as-tu, mon fils, pourquoi es-tu fâché?
- Mon père! lui répondit-il, il faut que me maries!
- Non, mon fils! lui dit son père, tu es encore trop jeune!

- Si tu ne me maries pas, lui dit-il, je m'en irai!

Son père fit chercher un crieur public il l'envoya au marché pour dire : Par Dieu!Qui a une fille? Voici, mon fils cherche à

prendre femme!

Son fils resta, le lendemain tous ceux qui avaient des filles les réunirent, le fils du roi alla pour faire son choix, il

n'en trouva point parmi elles qui lui plaisent, il refusa de se marier, le lendemain il retourna jouer avec ses camarades,

la vieille femme vint, il la bouscula, elle lui dit : Ah! Tu croyais! il lui répondit
-Maintenant si me l'indiques, c'est bien; si non,je te couperai en morceaux et j'anéantirai le sol sur lequel tu marches!

Elle se leva pour la lui montrer en allant chez elle et lui dit:
-J'indiquerai où elle se trouve lorsque tu arriveras (chez moi)!
Il lui dit:
-Indique-moi seulement où elle se trouve!
- Voici, lui répondit la vieille femme, elle est sur la montagne Ouaq Ouaq!

Il revint à la maison et dit à sa mère Ma mère! prépare-moi des provisions de route...
- Où vas-tu? mon fils!lui demanda sa mère.
- Prépare-moi seulement des provisions!

Elle lui prépara les provisions et il partit. Il marcha longtemps et parvint à un endroit désert, il trouva un coupeur de

route qui lui dit:
- Holà! D'où arrives-tu?
Le fils du roi lui dit:

- Viens, viens, mettons notre nourriture en commun; L'autre vint à lui, lorsqu'ils eurent mangé ensemble, ce dernier demanda

(au fils du roi:
- Comment t'appelle tu?
- Moi,je m'appelle Héros fils de héros!lui répondit-il
L'autre dit:
- Moi, je suis le magicien du continent
Ils s'en allèrent tous deux, le dernier dit à l'autre:
- Moi,je serai ton compagnon.
Ils allèrent ensemble, s'arrêtèrent repartirent et marchèrent jusqu'à ce qu'un coupeur de route les arrêta et leur Cria:
- Eh! où allez-vous?
-Viens!lui répondit-il
Le brigand vintàeux, ils prirent leur repas en commun, puis ce dernier se leva en les interrogeant, ils firent connaître

qui ils étaient et l'un d'eux dit:
-Moi! je suis le Héros parmi les héros!
L'autre dit:
-Moi, je suis le magicien de la terre!
Le premier leur dit :
-Moi,je suis le magicien de la mer! et il ajouta :
- Allons je serai votre compagnon!
Ils s'en allèrent tous trois; ils s'arrêtèrent, repartirent et parvinrent jusqu'à un coupeur de route qui leur dit:
- Halte-là! Eh bien! Où allez-vous?
Ils lui répondirent:
-Viens, viens ici! Comment l'appelles tu?
Le brigand vint à eux; ils s'assirent, mangèrent en commun puis ils se levèrent; alors le brigand leur demanda : Qui
êtes-vous?
-Ils se nommèrent, l'un d'eux dit:
-Moi je suis le Héros parmi les héros!
Un autre réponda:
- Moi je suis le magicien dela terre!
- L'autre dit: « Moi je suis le magicien de la mer!
Le quatrième leur dit:
-Moi je comprends le langage des oiseaux du ciel.
Ils partirent tous les quatre, ils s'arrêtèrent repartirent et parvinrent chez une Stout qui se trouvait dans une plaine.

Elle ne possédait qu'un fils; ils lui dirent:
-Nous offres-tu l'hospitalité?
Elle leur répondit:
-Je n'ai rien où je puisse attacher vos chevaux!
-Emmène les seulement,lui dirent-ils, donne-leur à manger.
Elle emmena les chevaux. Le fils du roi donna des louis d'or à la vieille femme qui fut très contente et leur fit la fête,

elle leur acheta des vivres et des provisions pour eux-mêmes et leurs chevaux.
Ce soir-là, au moment de dîner, ils l'interrogèrent et lui dirent:
-Qu'est-ce qui pâture dans la forêt?Il n'ya qu'une lapine qui paisse là-bas! leur dit-elle.
-Qui habite dans cette maison-la? lui demandent ils.
- Mes enfants leur dit elle, voila il y a là-bas un monstreux criminel coupeur des têtes, on n'a plus de nouvelles de tous

ceux qui pénètrent chez lui.
-Le courageux se leva et dit:
-Taisez-vous, mes enfants! moi je me rendrai chez lui.
Il rentre la forêt, pénétra (dans la maison du monstre) et trouva ce dernier endormi; avec, lui étaient trois jeunes filles,

l'une d'elles prit la parole et dit :
- Où vas-tu, fils de mon maître? Qui t'amène ici? vous craigniez pas pour votre vie?
- Montre-moi ce monstre! lui dit-il.
- Le voici! lui réponditelle, il dort
Le jeune homme alla vers lui et le trouva couché sur le lit avec deux jeunes filles une de chaque côté de lui;

il vaincra héroïquement le criminel, il le frappa d'un coup de sabre, il le coupa en deux, puis il

revint vers ses compagnons et leur dit:
- J'ai tué ce monstreux criminel de la forêt! voilà, il y a là-bas dans la maison trois jeunes filles. fis se rendirent dans

la maison et il maria ses trois compagnons avec les trois jeunes filles.

1l revint interroger la vieille femme:
- Ne sais-tu pas où se trouve la montagne Ouaqouaq?lui demanda-t-il a la dame.
- Mon fils, lui répondit-elle,j'en ai seulement entendu parler!
- Où est le chemin qui y conduit? lui demanda t il.
- Va par le chemin du milieu, lui dit-elle.
Le jeune homme alla retrouver ses compagnons:
-Que Dieu nous protège! leur dit-il.
-Mon ami, lui répondirent-ils, nous partons aussi!
-Non! leur dit-il, je vais vous planter un figuier, chaque jour vous ferez vos ablutions auprès de lui le jour ou vous le trouverez sec cela vous indiquera que je serai mort!
Il partit là-dessus, il marcha longtemps et renconaitera une vieille femme qui lui dit:
- Qu'est-ce qui t'amène jusqu'ici?
- Voici lui répondit-il, je cherche la montagne Ouaqouaq! Ne sais-tu pas où elle se trouve? et la vieille lui dit:
- La voici; elle est visible d'ici.
Il partit, se dirigea vers la montagne, il s'arrêta à ses pieds; le lendemain lorsque le jour se leva Haddzin apparut, elle aperçut le jeune homme en train de jouer avec son cheval occupé à le faire courir, elle lui dit :
- Eh! tu crois que je ne sais pas pourquoi tu es venu! Si tu es un homme courageux! arrive jusqu'à moi! Le jeune homme bondit vers elle avec son cheval, elle était avec ses quatres frères tous a cheval, elle était avec ses quatres frères tous des génies, elle lui dit :
- Lorsque mes frères viendront, je te cacherai.
Ses frères vinrent, elle le cacha et lui dit Lorsque:
- tu les entendras dire : Au nom de Dieu, dis-leur : Je suis l'hôte de Dieu!Lorsque tu t'approcheras du plat pour manger, en prenant le premier morceau de pain dis-leur : Voici! Je vous demande par Dieu, la main de votre soeur! s'ils posent sur la table le pain qu'ils tiennent à la main, tu sauras qu'ils refusent, si au contraire ils continuent à manger c'est signe qu'ils acceptent.
Le jeune homme fit ce qu'elle lui avait dit; les frères de la jeune fille lâchèrent le pain qu'ils tenaient à la main elle dit au jeune homme :
- Ne te l'avais-je pas dit?
Il resta pendant trois jours avec eux, puis les quatres frères partirent chasser; le troisième jour Haddzin dit au jeune homme :
- Maintenant va-t-en, cela vaut mieux; si tu ne pars pas, ils te tueront.
-Ils ne pourront me faire aucun mal, lui répondit-il, mais toi, tes frères ne te brulleront-ils pas?
Elle lui dit:
-Ils ne me feront rien de plus qu'à toi-même
Les quatres frères revenaient de la chasse, le jeune homme se porta à leur rencontre et leur dit :
-Vous allez me marier avec votre soeur.
- Le plus jeune des quarante prit la parole et dit à ses frères :
- Laissez-moi faire, jevais le dévorer!
- Val lui répondirent-ils. il se précipita sur le jeune homme mais celui-ci le frappa et le coupa en deux, les autres se précipitèrent sur lui, mais il se jeta sur eux et à grands coups de sabres trak! trak! il les tua tous, puis il revint vers la maison et dit à leur soeur.
- Donc tes frères ne te feront aucun mal!
-Ils ne m'en feront pàs plus qu'à toi! lui répondit-elle. Il resta avec elle, il fit une noce qui dura pendant deux fois sept jours soit quatorze jours et il habita dans la maison. Au bout de quelques jours il alla à la chasse, une vieille femme vint vers sa femme et lui dit:
- Vois donc si tu aimée de lui et pour cela demande lui de t'indiquer où est son âme! La vieille femme avait apporté un miroir, elle dit à Haddzin:
- Regarde Voici la femme qu'il veut te donner comme coépouse, Haddzin regarda dans le miroir la vieille lui répéta:
-Voici celle qui va t'amener!
Haddzin vit son image dans la glace et crut ce que lui disait la vieille. Lorsque son mari rentra il la trouva fâchée, il lui demanda:
-Qu'est-ce qui te fâche?
Elle lui répondit:
- Tu ne seras mon mari que si tu m'indiques où se trouve ton âme!; II se refusa à le lui dire, le lendemain il partit à la chasse, il rentra et trouva sa femme en pleurs, il dit :
-Qu'as-tu pour pleurer ainsi
Elle lui dit :
-Tu ne seras mon mari que si lu m'indiques le lieu où se trouve ton âme!
Il le lui indiqua disant:
-Moi, mon âme se tient dans la poignée de mon sabre!
Le lendemain, la vieille vint trouver sa femme celle-ci lui dit:
Enfin, il m'a indiqué où se trouve son âme!
La vieille femme lui dit :
Ce soir, je viendrai chez vous, nous causerons! Sois la bienvenue! lui répondit la jeune femme.Son mari rentra de la

chasse, elle lui dit:
-Voici, ma tante va venir me voir, nous causerons ensemble.
-Bien! lui répondit le mari.
Le soir la vieille femme vint frapper à la porte de la maison, Haddzin cria:
-Qui est-ce?
-Ouvre moi la porte; répondit la vieille, je suis ta tante.
Elle lui ouvrit la porte et la vieille s'assoi avec eux et causa. Ils parlèrent longtemps et s'attardèrent, le mari se leva

et alla se coucher, la vieille prit le sabre et le lança dans la rivière, le lendemain on trouva le jeune homme mort. La

vieille femme emmena avec elle la jeune femme ; elle lui ôta ses bracelets et les posa sur la poitrine du cadavre du mari,

puis elles s'en allèrent. Elles marchèrent longtemps et arrivèrent à une plage un port des chrétiens qui passaient par là

enlevèrent la jeune femme et l'emmenèrent jusqu'à une île , abandonnant la vieille sur la plage.

Ceux-ci en se levant le lendemain du jour de la mort de leur ami trouvèrent le figuier sec, ils se dirent entre eux:
Notre camarade est mort! Ils se mirent en route avec leurs femmes, emportant ce qu'ils possédaient, ils marchèrent longtemps, ils parvinrent à la maison dans laquelle était mort leur ami, ils pénétrèrent dans la maison et trouvèrent le cadavre dans une chambre, ils s'interpelèrent dirent au magicien de la terre :

- Rends-toi compte si son sabre se trouve sur le continent!
- Il n'est pas sur la terre ferme! leur répondit-il.

- Ils dirent à celui qui comprenait le langage des oiseaux des cieux:

- Et toi, vois-lu le sabre!
- Non! leur répondit le magicien, il n'est pas chez les oiseaux des cieux!

Ils dirent au troisième tu reste seul, ô magicien de la mer, à donner ton avis!
Celui-ci leur répondit:
-Patientez, je vais plonger dans les eaux!

Il plongea, remonta à la surface et leur dit :
-Le voici, il est dans la mer!

-Ils lui dirent :
-C'est là tout ce que tu fais!

Il leur dit:
-O amis, patientez! Il fabriqua un boulet en fer et l'utilisa pour plonger jusqu'au fond, il y séjourna un certain temps, prit le sabre, et le remonta à la surface.

Ses amis lui dirent :
- Louanges à Dieu qui nous a fait retrouver notre ami!

Ils rapportèrent le sabre à la maison de leur camarade et le déposèrent aux côtés du mort, celui-ci ressuscita.

Ils lui dirent:
- Où étais-tu, ô ami?
-Je dormais! leur répondit-il!

Ils restèrent pendant trois jours avec lui, à la fin du troisième jour, il leur dit :
- C'èst là tout ce que vous pouvez faire?

Il dit au magicien de la mer:

- Où est ma femme?
- Voici, lui répondit celui-ci, elle est dans une île avec des chrétiens!

- Use de tes pouvoirs de magie pour me la ramener! lui demanda le jeune homme.

- Comment ferai-je?Lui dit-il et le magicien lui répondit :

- Prends ce bracelet, quand tu arriveras où elle se trouve cache-toi parmi les chèvres et lorsqu'elle viendra vaquer à ses occupations donne-le lui, si elle voit seulement ce bracelet elle le reconnaltrai.

Le magicien fit ce que lui disait le jeune homme, il alla cacher parmi les chèvres, lorsque Haddzin vint traire les chèvres, il se leva et lui donna le bracelet, dès qu'elle l'aperçut elle le reconnut et lui dit: -Demain matin je viendrai vers toi I n Le magicien resta et coucha avec les chèvres, le lendemain à l'aurore Haddzin vint vers lui, il la prit sur son dos et traversa (la mer) avec elle, il l'amena à son ami dans sa maison et lui dit :

- O ami! Voici je m'acquitte de ce que je te dois, le voici!

Le jeune homme abandonna sa maison à ses compagnons et partit pour revenir chez son père en emmenant sa femme. Il parvint chez son père, celui-ci se porta à sa rencontre accompagné de tambours et de fifres et célébra en son honneur des noces qui durèrent deux fois sept jours c'est-à-dire quatorze jours.

Fin

Re: Contes rifains

›4

R-angel

De : Al hoceima

25 envois

Aspirant
» Posté par R-angel le : 31/05/2011 19:40
L'histoire de la bague enchantée

Une femme sans histoire, avait un fils, le trouvant étrange, comme il aiguisait un sabre, elle demanda :
-A qui servira ce sabre?
-Je couperai la tête d'un homme à moins que tu me donne 100 douros (unité de monnaie anciens chez les Rifains ), lui répondait.
Elle lui donna cent douros.
Son fils se rendit au marché, et y trouvant un pigeon, il dit à celui qu'il le détenait :
- Combien le pigeon? O ami?
L'autre lui répondait:
Combien en offres-tu ?
Il lui répondit :
- Tiens cent douros!
Le maitre du pigeon lui dit :
- Marché conclu!

L' homme s'en retourna chez lui, sa mère lui dit:
- Pourquoi as-tu apporté ce pigeon.
- Il lui répondit:
Nous étions ici deux, maintenant nous serons trois!

Une autre fois il se remit à aiguiser un sabre, sa mère lui demanda:
- Pourquoi l'aiguises-tu?
Il lui répondit:
-Je couperai la tête d'un homme si tu ne me donne pas cents douros.
Sa mère lui donna cent douros, et il se rendit au marché. il y trouva un chat à vendre, il dit a son propriétaire:
- Combien celui-ci?
Il lui répondait:
- Achète, offre un prix!
- L'homme répondait :
-Voici je t'offre cent douros.
L'autre lui répondit:
-Le marché est conclu !

L'homme rentera chez lui, et le jour du marché suivant venu, il recommença à aiguiser le sabre, sa mère lui dit :
- Pourquoi fait-tu ceci ?
Il lui répondit:
-Je vais couper la tête un homme. Elle lui donna cent douros et il alla au marché; Il y trouve un chien lévrier, il dit a son maitre:
- Quel est le prix de celui-ci? L'autre lui répondit:
-Achète offre un prix toi-même!
-Voici cent douros lui dit il.
Le maitre de lévrier lui dit :
- Marché est conclu! L'autre s'en alla emmenant le lévrier.

Il alla au marché suivant, et trouva un chien qu'un homme frappait; il dit à cet homme:
-Pourquoi frappes-tu ce chien? L'autre répondit:
- S'il t'est cher achète lui donc un morceau de viande et donne-la lui!
Il acheta de la viande, la donna au chien et s'en retourna chez lui.
En chemin il recontera ce chien qui s'était métamorphosé en homme et qui lui dit:
- Toi tu es mon amis! et ajouta: - Ferme les yeux!
Aussitôt le sol s'entrouvrit et ce génie et son ami entrèrent sous terre et parvinrent chez la mère du génie. Celui-ci dit à son ami:
- Emporteras-tu l'argent ? En voici ! Prendras-tu des luis d'or? En voici!.
L'autre répondit:
- Donne-moi la bague ! et le génie lui donna la bague.

Il la mit à son doigt ( tout désir manifesté en tournant la bague enchantée est aussitôt accompli par les génies), la tourna et aussitôt les génies le transportèrent sur terre auprès de sa mère.
Il dit a celle-ci:
- Tu vas me marier avec une fille du roi!
Sa mère alla chez le roi et lui dit:
- Tu feras marier mon fils avec une de tes filles!; Le roi répondit:
- Il faut qu'il réussit une épreuve, si ton fils galope à cheval sur des oeufs sans les briser ayant en outre sur sa tete un plat sans le faire tomber, alors je lui donnerai ma fille!

La mère de l'homme revient vers lui et lui rapporta ce qu'avait dit le roi.

Il se rendit chez le roi, il tourna sa bague, monta sur un cheval et se mit a tourner sur les oeufs avec un plat sur la tete.
Le roi alors accompli sa promesse, lui donna sa fille et la noce fut faite. Il tourna sa bague et les génies lui bâtirent une maison dans laquelle il habita avec sa femme. Il remit la bague à sa femme.

Une fois un marchant de bijoux se presente à sa femme dit à la femme:
- Donne-moi cette bague et je te donnerai tous les bijoux que tu veux.
Elle lui donna la bague, il la tourna sur son doigt en disant:
- Jetez-nous là-bas au-delà des sept mers!, et les génies accomplissent le veaux en y les transportèrent.
Le mari de cette femme vint et ne retrouva ni sa maison, ni sa femme, il se mit à pleurer. Le lévrier, le pigeon et le chat qu'il avait achetés le voyant pleurer lui demandèrent :
- Pourquoi?
-Un marchand de bijoux a pris la bague à ma femme et celle-ci est allée avec lui au-delà des sept mers!

Voyant leur maitre pleurer les 'animaux' partirent.

Le chat découvrit la ville des rats, ceux-ci lui dirent:
-Que te manque-t-il que tu nous manges sans cesse? il leur répondit:
-si vous me rapportez la bague enchantée de chez le marchand de bijoux je ne vous mangerai plus.

Trois rats allèrent à la recherche du marchand de bijoux, ils le trouvèrent portant la bague dans sa bouche. L'un d'eux souffla sur la bougie, un autre chatouilla de sa queue le nez du marchand, celui-ci éternua la bague fut projetée hors de sa bouche, et le troisième rat la saisit et l'emporta en s'en fuyant; il l'apporta au chat et lui dit:

- Est-ce ceci que tu cherchais? Le chat lui répondit:
-Voici ce que je cherche !

Le chat prit la bague dans sa bouche et s'en revint, parvenu au milieu de la mer il voulut mordre un poisson, la bague lui échappa et les poissons la saisirent. Le chat s'en alla vers le port en pleurant. Mais voici qu'un pécheur prenant des poissons, pêcha justement le poison qui avait pris la bague, il le jeta, le lévrier se mit à le manger et trouva la bague et la rapporta à son maitre. Celui-ci la mit à son doigt et la tourna, aussitôt le marchand de bijoux et la femme revinrent, on tua le malfrat et l'homme resta avec sa femme, il eut des enfants qu'il éleva.

"Je fis quelques souliers en papier, je les déposai derrière les couffes, ce vaurien de veau me les a mangés" citation du Rif a la fin des récits des contes.

Fin

Re: Contes rifains

›5

R-angel

De : Al hoceima

25 envois

Aspirant
» Posté par R-angel le : 31/05/2011 19:41
La légende du phoque maudit

Chez les Rifains Ait Weigherel le phoque n'est pas un animal comme les autres, c'est un marin maudit des temps anciens, la nuit il s'assoit sur un rocher en milieu de la mer et guette la cote.

Mais la version qu'un conteur va conter c'est une autre celle des Ait Ibaqquiwins, celle de tisseur maudit.

"Le phoque était autrefois un homme qui tissait ( un tisseur ), il était le seul tisseur de son village, il ne voulait plus produire et servir le village, il se fâcha contre son métier à tisser et ne voulait fournir de tissus, la malédiction l'atteint il fut jeter a la mer, ou il resta et vécut.

Maintenant ( de nos jours), lorsqu'un homme meurt en mer ( se noie), le phoque veille ( sur son cadavre) pendant quarante jours, puis l'abandonne. Lorsque les flots rejettent le cadavre sur les rives après le quarantième jour le phoque l'abandonne, mais si les quarante jours ne sont pas écoulés le phoque veille sur le cadre; pendant la nuit il sort des eaux et vient à ses cotés; quand le jour vient il rentre dans les flots et le surveille du milieu des eaux jusqu'à la fin des quarante jours, après quoi il se retire. Si le cadavre n'est pas rejeté sur la cote, le phoque le suit pendant quarante jours puis l'abandonne.

Et nous tenons ceci pour vrai chez nous !

Celui qui se fâche constamment nous le traitons de phoque et lui disons :Tu es comme le phoque! ce qui signifie que sa mauvaise humeur lui fera quelque sottise (dont il aura à se repentir ) comme le phoque.

Le tisserand métamorphosé en phoque sa peau servira a couvrir les hommes, il continuera a accompagner les morts de la mer les pousse du large vers le rivage afin qu'une sépulture leur soit donnée; telle était la légende.

Re: Contes rifains

›6

UneRifaine

De : Toulouse

417 envois

Débutant
» Posté par UneRifaine le : 31/05/2011 20:17
Ailikoum salam,

Bienvenue et merci pour ces partages !
Si tu as quelque part le récit de "jida tamza" je prends !!
------------------
Tout est un bienfait d'Allah, soubhana wa ta3ala

Re: Contes rifains

›7

asia

De : Ah ah!

5 envois

Débutant
» Posté par asia le : 31/05/2011 20:31
étrange histoire lol
chouette thème que les contes et histoires :)

Re: Contes rifains

›8

Admin

De : Pas loin

947 envois

Webmaster
» Posté par Admin le : 31/05/2011 22:11
Bonsoir,

Citation :
Salam aythma irifiennes je suis nouveau ici j'espére inch lah que ce site soit un lieu de rencontre pour tous les rifs du monde :)

Sois le bienvenu parmi les Loverifnautes ! . Inchallah frère !

Merci pour le partage.
------------------
- Merci de lire le règlement avant de poster un message.
- N'hésitez pas à créer de nouveaux sujets, cela nous permet d'avoir plus de participations.

Re: Contes rifains

›9

R-angel

De : Al hoceima

25 envois

Aspirant
» Posté par R-angel le : 04/06/2011 14:31
merci outchma :)

Re: Contes rifains

›10

R-angel

De : Al hoceima

25 envois

Aspirant
» Posté par R-angel le : 04/06/2011 14:32
baraka lah fik ouma ino :)
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